Beaucoup de gens confondent les deux, ou même les chiens d'assistance. Pourtant ce sont des métiers totalement différents !
La médiation animale s'appuie sur la relation entre l'humain et l'animal pour travailler des objectifs spécifiques d'ordre émotionnel, social, physique ou cognitif.
Voici une petite vidéo d'une minute pour démêler tout ça 🤔
Les objectifs peuvent être très variés en fonction des publics :
Bien-être émotionnel
Lutte contre l’apathie
Réduction de l’agitation
Lien social
Stimulation cognitive : attention, mémoire, langage
Motricité globale et fine
Valorisation et estime de soi
Aide aux apprentissages
Facilitation de la communication
Etc.
Au même titre que la médiation culturelle, artistique ou musicale, la médiation animale est un moyen d’atteindre certains objectifs... Mais avec du vivant :)
Elle donne une motivation, et valorise les bénéficiaires. Contrairement à une séance avec le psychologue ou le kinésithérapeute, les participants sont là pour passer du temps avec le chien et prendre soin de lui, et non d’eux. Et de manière ludique qui plus est... Par exemple, on prétexte de travailler l’éducation du chien, de faire un jeu avec lui pour travailler la motricité, la confiance en soi ou la coopération.
L’animal devient un pont entre les personnes : il procure une sécurité affective, il facilite la relation avec les soignants et avec les autres participants. Il sert de support à la communication. Il permet également de parler « à travers lui » et exprimer ce qui ne peut pas être dit directement.
Enfin, la médiation animale s’appuie l’effet miroir : les interactions avec l’animal permettent de mieux se connaître soi-même, mieux comprendre et réguler ses propres émotions, et développer l'auto-empathie.
La médiation animale s’appuie sur des fondements scientifiques solides.
L’équilibre émotionnel et la théorie de l’attachement (Bowlby)
La théorie de l’attachement de J.Bowlby explique comment les humains développent des liens affectifs sécurisants pour construire une personnalité équilibrée.
L’animal peut devenir une figure d’attachement par sa présence rassurante et non jugeante.
La confiance en soi et le sentiment d’efficacité personnelle (Bandura)
Les recherches de Bandura démontrent l’impact du sentiment d’efficacité personnelle (SEP) dans la réussite dont les piliers sont : les expériences de réussites, les feedbacks, l’apprentissage vicariant (par observation) et l’état émotionnel.
Les séances de médiation animale peuvent apporter cet environnement de réussite, de contacts sociaux bienveillants et d’émotions positives.
La motivation (Deci & Ryan) et l’état d’esprit de croissance (Dweck)
La théorie de l’autodétermination explique que la satisfaction des besoins psychologiques fondamentaux - autonomie, lien social et compétence - favorise la motivation intrinsèque et par conséquent les apprentissages.
D’autre part, elle favoriser l’état d’esprit de croissance : l’accueil des défis, l’acceptation des échecs et la persévérance face aux difficultés.
Ainsi, la médiation animale peut favoriser les apprentissages (stimulation ou rééducation), qu’ils soient cognitifs, (mémoire, langage…) ou physiques.
Les compétences relationnelles et l’empathie (Omar Zana)
La médiation animale peut également améliorer les compétences relationnelles.
Elle propose des situations de partage, de coopération et d’entraide.
Elle permet d’aborder des sujets qui touchent aux ressentis subjectifs de chacun, et de développer l’empathie.
Elle améliore la communication, en particulier non verbale.
Le travail thérapeutique (Carl Rogers, Winnicott)
L’animal accepte l’autre sans jugement, et permet la congruence (Carl Rogers), c’est-à-dire le fait d’agir de manière authentique.
De plus, l’animal joue un rôle qui s’apparente à celui d’un objet transitionnel (Winnicott).
La médiation animale peut donc faciliter la parole et soutenir le travail thérapeutique.
Il existe encore peu d’études scientifiques démontrant formellement les bénéfices de la médiation animale.
Par exemple en ergothérapie, l’utilisation de la médiation animale permet de diminuer l’apathie en augmentant la motivation et participation des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. (Rigaudy, 2018)
En tout cas, on peut affirmer que les retours du terrain prouvent leur impact :
99% des établissements qui pratiquent ou accueillent la médiation animale souhaitent poursuivre cette activité !
Et c’est ce qui me porte : des résidents qui acceptent de sortir de leur chambre, des comportements qui s’apaisent, les retours des éducateurs, les sourires, les « Vous revenez quand ? »
Les risques sanitaires sont extrêmement faibles. Les chiens de médiation sont suivis par un vétérinaire référent, vermifugés et vaccinés contre les principales zoonoses, notamment la leptospirose et la rage (même si celle-ci est totalement éradiquée en France).
Les chiens de médiation sont éduqués pour aimer les interactions avec les humains, même si elles sont parfois maladroites ou de comportement erratique. Ils savent s’extraire de situations délicates sans aucune agressivité. De plus, je sais lire les signaux de fatigue de mon chien, ce qui me permet d’adapter le déroulement de la séance et éviter les risques.
Et le risque zéro n’existant pas, Nez à truffe détient bien entendu une assurance professionnelle.
Les séances se déroulent en principe dans votre structure.
Pour les séances individuelles, elles peuvent éventuellement avoir lieu à mon domicile, dans un parc ou autre.
La relation triadique entre le bénéficiaire, l'animal et le binôme intervenant-référent est primordiale pour le bon déroulement des séances.
Le référent et l’intervenant travaillent donc en collaboration. Mais votre personnel n'a besoin d'aucune formation en médiation animale.
Les rôles du référent et de l'intervenant se complètent.
Le référent constitue les groupes, définit les objectifs individuels. Il est responsable des lieux et de l’installation des bénéficiaires. Il répond à leurs besoins physiologiques : déplacement, soins, hydratation.
L’intervenant éduque les animaux et prépare les séances en fonction des objectifs à atteindre. Il anime les séances et veille à leur bon déroulement : gestion des animaux, du temps, adaptation aux capacités du moment des bénéficiaires et aux situations qui se présentent.
Ensemble, le référent et l’IMA évaluent l’efficacité des séances et des ajustements à envisager.
Il est préférable d'avoir une personne responsable du projet, volontaire et motivée, a minima pour définir les objectifs.
Ensuite, elle n'a pas besoin d'être systématiquement présente pendant les séances, d'autres personnes peuvent la rermplacer. Ainsi, il n'y a pas d'interruption pendant ses congés.
Il faut simplement veiller à une condition : la personne référente de la séance doit bien connaître les bénéficiaires, leurs spécificités et être en mesure de répondre à leurs besoins pendant la séance.
Si les risques de morsures sont très faibles, il y en a d’autres auxquels on ne pense pas forcément : un bénéficiaire qui donne un médicament au chien, qui tombe en essayant d’aller aux toilettes ou qui fait une fausse route avec une croquette qui ne lui était pas destinée !
C’est pourquoi la présence d’un référent pendant toute la durée de la séance est requise.
Le tarif dépend du type de prestation, notamment de la durée, du nombre de participants, ainsi que de la distance. Il est généralement compris entre 90€ et 120€.
Ces tarifs peuvent sembler élevés, et pourtant… Quand vous payez une séance, vous payez bien plus qu’une heure de salaire. Vous payez aussi :
· les frais vétérinaires, la nourriture, le matériel
· le temps de préparation des séances
· le temps de trajet et les frais kilométriques
· les heures d’éducation du chien
· etc.
Parce que le métier d'intervenant en médiation animale, c'est tout ça, et pas seulement l'animation des séances.
Il est possible de réduire ces coûts en groupant des séances. Par exemple en Ephad : 45 min en Unité Ouverte, 45 minutes en Unité Protégées, 30 minutes en chambres individuelles. Ou pour les écoles, regrouper deux classes à la suite.
Les chiens visiteurs viennent bénévolement dans les Ehpad. Il s’agit d’une démarche engagée pour aider des personnes qui ont besoin de soutien. On le sait, les effectifs sont souvent restreints et il est difficile de gérer – et financer – de nombreuses animations quand il y a des moyens insuffisants pour les soins quotidiens de base.
Pour autant, notre société ne peut pas fonctionner qu’avec des bénévoles. Si vous bénéficiez, ou avez bénéficié des séances gratuitement, vous pouvez faire le choix d’y consacrer un budget pour avoir plus séances ou laisser la place à d’autres.
D’autre part, les séances avec les chiens visiteurs sont assez différentes des séances en médiation animale. Ils proposent généralement de passer (rapidement) de personnes en personnes, échanger quelques mots et faire une caresse au chien. Les séances en médiation animale proposent des activités structurées, sollicitant davantage les interactions sociales, et répondant à des objectifs bien définis.
Les deux types de séances sont donc tout à fait complémentaires !
Si vous financez les séances en fonds propres, il suffira simplement de signer une convention.
Si vous êtes un établissement scolaire, il vous faudra l’accord de votre chef d’établissement.
Ensuite, on va définir ensemble les objectifs des séances et… c’est tout ! On pourra démarrer les séances sans délai.
Pour solliciter un financement, vous pouvez participer à des appels à projets, vous adresser à votre mairie.
Pour les établissements scolaires, il existe des dispositifs spéciaux comme les cités éducatives pour les quartiers prioritaires, ou des financements par des fondations Sommer par exemple.
Vous avez une autre question ? N'hésitez pas à me contacter !